Institut des Filles du Cœur Immaculé de Marie (FCIM)

Pèlerinage à Faladjè sur la tombe du Père Fondateur

Compte rendu du pèlerinage à Faladjè sur la tombe du Père Fondateur

Dans le cadre du 92ᵉ anniversaire de la fondation de l’Institut

1. Contexte spirituel et ecclésial

Dans la dynamique du 92ᵉ anniversaire de la fondation de l’Institut, une neuvaine préparatoire au Père Fondateur a été vécue du 6 au 14 janvier 2026, comme un temps fort de prière, de mémoire reconnaissante et de renouvellement intérieur.

Cette neuvaine s’inscrivait dans le thème d’orientation de l’Institut : « Avec Marie, accueillons la grâce de la guérison du cœur et marchons ensemble », et dans celui de l’année pastorale de l’Archidiocèse : « La vie nouvelle : se renouveler ».

C’est au cœur de cette démarche spirituelle que s’est inscrit le pèlerinage à Faladjè, lieu où repose le Père Fondateur, vécu comme temps culminant de la neuvaine et moment de grâce pour toute la famille religieuse.

2. Une démarche spirituelle en trois temps

a) Vendredi : journée de préparation intérieure

La première journée fut consacrée à la préparation spirituelle : jeûne, prière personnelle, silence, examen de conscience et invitation à recevoir le sacrement de la réconciliation.

Ce temps a permis à chacune de se disposer intérieurement, de relire son chemin, d’accueillir la grâce de la guérison intérieure et de s’ouvrir à la conversion.

b) Samedi : départ en pèlerinage et temps forts spirituels

Le samedi a débuté par le rassemblement à Kati, suivi du petit déjeuner communautaire, puis de la messe de départ, au cours de laquelle une bénédiction spéciale pour la route a été donnée. Cette célébration a marqué l’envoi officiel en pèlerinage.

À l’arrivée à Faladjè, les pèlerines ont été accueillies par la communauté chrétienne locale. Une procession solennelle a conduit l’assemblée jusqu’à l’église, où ont été prononcés les mots d’accueil et de bienvenue.

Le moment central de cette journée fut le recueillement sur la tombe du Père Fondateur : dépôt de fleurs, allumage de la bougie, prière de la neuvaine, temps de silence et méditation. Ce geste symbolique a permis à chacune de revenir à la source, de raviver la mémoire du charisme reçu et de renouveler son engagement.

Malgré une panne survenue en cours de route, l’ensemble du programme a pu être intégralement exécuté, grâce à la patience, à la solidarité et à la disponibilité de tous. Cette épreuve imprévue est devenue un signe concret de ce que nous avions choisi de vivre : marcher ensemble, dans la confiance et l’abandon à Dieu.

Le samedi soir, à 21h, Son Excellence Mgr Robert CISSÉ, Archevêque de Bamako, a donné un enseignement spirituel profondément éclairant. Il a proposé quatre pistes majeures pour la vie personnelle, communautaire et missionnaire :

• La compassion, comme capacité à se laisser toucher par la souffrance de l’autre et à devenir présence consolante ;

• La foi, comme confiance active et persévérante en Dieu ;

• Le pardon, comme chemin de libération intérieure et de reconstruction des relations ;

• La guérison, comme œuvre de Dieu dans les cœurs, les relations et les communautés.

Cet enseignement a été suivi de l’adoration eucharistique et des complies, dans un climat de silence, de profondeur et de recueillement.

c) Dimanche : célébration, mission et envoi

Le dimanche, la messe solennelle a été célébrée à 9h avec toute la communauté chrétienne de Faladjè, rassemblant l’ensemble des secteurs. Cette célébration a été un signe fort de communion ecclésiale et de joie partagée.

À l’issue de la messe, le pèlerinage s’est prolongé par :

• des activités caritatives dans les familles, notamment les plus démunies ;

• des animations avec les enfants et les jeunes dans la cour de l’église, dans une ambiance joyeuse, éducative et fraternelle.

Ces activités ont été suivies d’un déjeuner fraternel avec l’ensemble de la communauté chrétienne, prolongeant la célébration dans la convivialité, la rencontre et la fraternité.

Avant le retour, un temps de prière solennel a été vécu avec le salut au Saint-Sacrement.

C’est à cette occasion que Sœur Esther Thera, Supérieure Générale, a remis officiellement la feuille de route pastorale pour l’année.

Cette feuille de route s’inscrit dans l’orientation fondamentale du Conseil Général, qui a retenu comme priorités pastorales majeures cette année :

• la pastorale auprès des femmes,

• la pastorale des jeunes,

• la pastorale des enfants.

Ces axes sont éclairés et portés par les quatre pistes spirituelles proposées par Son Excellence Mgr Robert Cissé : la compassion, la foi, le pardon et la guérison, appelant chaque communauté à les incarner concrètement dans sa mission quotidienne.

Cette feuille de route a été présentée comme un chemin de conversion et de mission, invitant chaque communauté à incarner concrètement ces orientations.

Ce moment a également été marqué par la remise de prix aux trois communautés ayant mené les meilleures initiatives pastorales au cours de l’année 2024–2025, afin de valoriser la créativité, l’engagement et le dynamisme missionnaire.

Le départ pour Bamako s’est fait à 15h30, et toutes les participantes ont regagné leurs communautés saines et sauves, dans la paix et la reconnaissance.

3. Un signe fort de vie et d’espérance

Un événement particulièrement émouvant est venu sceller spirituellement ce pèlerinage : un bébé né à 3h du matin a été confié aux sœurs par ses parents. Il s’agit d’une petite fille qui portera désormais le nom de Paule Marie, en hommage au Père Fondateur.

Ce geste a été reçu comme un signe de vie, de continuité et d’espérance, rappelant que le charisme reçu continue de porter du fruit et de se transmettre.

4. Fruits spirituels et perspectives

Ainsi, la neuvaine ouverte le 6 janvier et clôturée solennellement le 14 janvier 2026 a trouvé son point culminant dans ce pèlerinage à Faladjè.

Ce temps de grâce a permis à l’Institut de :

• raviver la mémoire reconnaissante,

• renouveler son engagement,

• approfondir son identité missionnaire,

• se remettre en route dans la foi,

• et s’ouvrir à une fidélité toujours plus créative.

Nous rendons grâce à Dieu pour ces jours vécus dans la simplicité, la foi et la fraternité. Ils ont ravivé en nous la grâce de la compassion, du pardon, de la guérison intérieure et de la fidélité renouvelée à notre mission.

Que cette expérience continue de nourrir notre marche, alors que nous avançons ensemble vers les cent ans de notre Institut, dans l’espérance et la confiance.